Guerres napoléoniennes
Bautzen — 21 mai
- Date
- 21 mai 1813
- Lieu
- Bautzen, Saxe
- Belligérants
- Empire français vs Russie et Prusse
Le 21 mai 1813, second jour de Bautzen, Napoléon fixe l'armée alliée de front pendant que Ney, descendu de Klix, tombe sur son aile droite à Preititz ; les Alliés, tournés sur les hauteurs de Kreckwitz, se retirent en bon ordre sur Hochkirch, faute de cavalerie française pour les poursuivre.

Contexte
Après la journée du 20, les Français tiennent la Spree et la première position ; l'armée alliée est dans sa seconde ligne, des collines de Hochkirch aux étangs de Malschwitz, et Wittgenstein attend l'attaque sur sa gauche. Ney est à Klix avec le IIIe corps, Lauriston derrière lui, Reynier et Victor plus loin : Napoléon lui a prescrit de marcher sur Preititz et le clocher de Hochkirch, pour couper la route de Weissenberg derrière les Alliés.
Les forces en présence
- Empire français et alliés : environ 140 000 hommes avec l'arrivée de Ney — Oudinot, Macdonald, Marmont, Bertrand et la Garde face à la position alliée, Soult au centre ; le IIIe corps de Ney et le Ve corps de Lauriston venant de Klix sur le flanc droit allié.
- Russes et Prussiens : environ 96 000 hommes sous Wittgenstein — Miloradovitch à gauche sur les hauteurs de Jenkwitz et de Rieschen, la Garde russe à Baschütz, Kleist à Burk et Niederkaina, Blücher sur les hauteurs de Kreckwitz, Yorck à Litten, Barclay à droite face au nord sur le Windmühlenberg et Gleina, les grenadiers à Preititz.
Le champ de bataille
Les hauteurs de Kreckwitz, au centre, dominent toute la plaine entre la Spree et l'Albrechtsbach ; derrière elles, la plaine de Purschwitz, Klein-Bautzen et Preititz descend vers l'eau de Löbau et Baruth, par où passent les routes de Weissenberg et de Görlitz. Au nord, entre la Spree et les étangs de Malschwitz, le Windmühlenberg et Gleina couvrent la route de Klix ; au sud, les collines boisées de Hochkirch portent l'unique route de retraite.
Déroulement
L'attaque de front
Dès cinq heures, Oudinot attaque la gauche alliée vers Pielitz et Mehltheuer, et Macdonald les hauteurs de Jenkwitz : Miloradovitch recule pied à pied, et Wittgenstein y envoie ses réserves. Au centre, Marmont et Bertrand canonnent Burk et les hauteurs de Kreckwitz sans les attaquer ; Napoléon attend Ney.
Ney à Preititz
Ney débouche de Klix vers dix heures, repousse Barclay du Windmühlenberg et de Gleina et prend Preititz à midi ; Blücher y envoie Kleist, qui le reprend, et Ney, au lieu de pousser sur Hochkirch, s'attarde à le reprendre une seconde fois vers quatorze heures. Lauriston arrive à sa gauche. Napoléon lance alors Soult, Marmont et Bertrand sur les hauteurs de Kreckwitz et la Garde sur Baschütz ; Blücher, menacé d'être coupé, abandonne les hauteurs vers quinze heures, et toute l'armée alliée se retire par échelons sur Hochkirch et Weissenberg, protégée par sa cavalerie. Sans cavalerie pour la poursuivre, Napoléon n'obtient ni prisonniers ni canons.
Bilan et conséquences
Environ vingt mille Français et douze mille Alliés hors de combat. Le lendemain, Duroc est tué à Reichenbach. La victoire incomplète conduit à l'armistice de Pleiswitz, le 4 juin, qui donne aux Alliés le temps de faire entrer l'Autriche dans la coalition.
Le scénario
Le champ de bataille est relevé sur la planche 80 de l'atlas de A. K. Johnston (Blackwood, Édimbourg, 1848), « Battle of Bautzen, 20 & 21 May 1813 », calée sur les villages de la carte actuelle, que l'éditeur pose sous le plateau : la carte de 55 hexagones sur 66, un hexagone pour 250 mètres, du premier jour. Soixante-dix-huit unités françaises contre soixante-cinq alliées — l'ordre de bataille de la feuille OOB, où la Jeune Garde, les Wurtembergeois et les Bavarois donnés en bloc sont partagés en corps de force égale, et où chaque régiment engagé la veille porte ses pertes : à cinq heures, Oudinot est devant Pielitz, Macdonald à Strehla, Marmont devant Burk, la Garde derrière Bautzen, Bertrand à Niedergurig, Ney à Klix et Lauriston arrive derrière lui au sixième tour ; Miloradovitch tient les hauteurs de Jenkwitz, Kleist Burk, Blücher les hauteurs de Kreckwitz, Yorck Litten, Barclay le Windmühlenberg et Gleina face au nord, les grenadiers Preititz. Soixante-six tours de dix minutes, de cinq heures à seize heures ; la victoire se mesure en points : mineure à partir de 20, majeure à partir de 40, décisive à partir de 60.
Texte inspiré de l'article Bataille de Bautzen de Wikipédia.