Guerres napoléoniennes
Leipzig — 18 octobre
- Date
- 18 octobre 1813
- Lieu
- Leipzig, Saxe
- Belligérants
- Empire français vs coalition
Le 18 octobre 1813, troisième jour de la bataille des Nations, trois cent mille coalisés se referment de tous côtés sur les cent soixante mille hommes que Napoléon a rassemblés autour de Leipzig ; la ligne des villages tient jusqu'au soir, mais la retraite est décidée.

Contexte
Le 16, Napoléon n'a pu briser l'armée de Bohême devant Wachau, et Marmont a été battu à Möckern. Le 17, journée presque sans combat, il fait offrir un armistice qui reste sans réponse, tandis que l'armée du Nord de Bernadotte et l'armée de Pologne de Bennigsen rejoignent Blücher et Schwarzenberg. Dans la nuit, il resserre son armée sur un demi-cercle de villages autour de Leipzig, de Connewitz à Gohlis, et fait préparer la retraite par l'unique chaussée de Lindenau.
Les forces en présence
- Empire français et alliés : environ 160 000 hommes — de la Pleisse à la Parthe, les corps de Poniatowski, Victor, Lauriston, Macdonald, Reynier, Souham et Marmont, Bertrand à Lindenau, la Garde et la cavalerie de Murat en réserve autour du moulin à tabac, où se tient Napoléon.
- Coalition : environ 300 000 hommes — l'armée de Bohême au sud, l'armée de Pologne de Bennigsen à l'est, l'armée du Nord de Bernadotte au nord-est, l'armée de Silésie de Blücher au nord, Gyulai devant Lindenau.
Le champ de bataille
Le demi-cercle des villages autour de Leipzig, à une lieue des remparts : Connewitz, Lössnig et Dölitz sur la Pleisse, Probstheida sur la route de Borna, Stötteritz, Holzhausen et Zuckelhausen à l'est, Paunsdorf et Sellerhausen sur la route de Wurzen, Schönefeld et Gohlis sur la Parthe. Derrière, la ville, ses faubourgs et le seul pont de l'Elster à Lindenau.
Déroulement
Probstheida
Vers huit heures, l'armée de Bohême avance de Wachau ; Hessen-Homburg attaque Dölitz et Lössnig, que les Polonais et la Jeune Garde reprennent ; Barclay lance les Prussiens de Kleist et les Russes sur Probstheida, que Victor et l'artillerie de la Garde défendent tout le jour contre quatre assauts. Bennigsen et Klenau enlèvent Holzhausen et Zuckelhausen à Macdonald, qui se replie sur Stötteritz.
Paunsdorf et Schönefeld
Dans l'après-midi, l'armée du Nord débouche de Taucha ; Bülow attaque Paunsdorf, et les Saxons de Reynier, avec leur artillerie, passent à l'ennemi en pleine bataille. Au nord, Langeron prend et reprend Schönefeld à Ney, Sacken attaque Gohlis ; à Lindenau, Bertrand repousse Gyulai et garde la route de la retraite ouverte. À la nuit, la ligne française est intacte de Connewitz à Stötteritz, mais les munitions manquent et la retraite est ordonnée.
Bilan et conséquences
La journée coûte environ 25 000 hommes aux Français et 20 000 aux Alliés. Dans la nuit, l'armée commence à défiler par Leipzig et la chaussée de Lindenau ; le 19, l'assaut des faubourgs et l'explosion prématurée du pont de l'Elster transforment la retraite en désastre.
Le scénario
Le champ de bataille est relevé sur la carte de Zbynio Olszewski, « Battle of Leipzig 1813, Day One, Deployment of Troops » (napoleonistyka), vérifiée sur la feuille 2 de l'atlas de A. K. Johnston (Blackwood, Édimbourg, 1848) autour de la ville, que l'éditeur pose sous le plateau : une carte de 63 hexagones sur 90, un hexagone pour 300 mètres de terrain — un régiment ou une division par hexagone —, de Lützschena et Schönau à Borsdorf et Fuchshain, de Breitenfeld à Gross-Deuben et Rödgen — la ville et ses soixante-dix villages, l'Elster, la Pleisse et la Parthe et leurs ponts, les bois de l'Elster, de Wahren et de l'Université, les hauteurs de Wachau et de Liebertwolkwitz. Cent soixante unités françaises et alliées contre deux cent vingt-neuf coalisées — l'ordre de bataille de la feuille OOB, où les corps donnés en bloc sont partagés en divisions : à huit heures, Poniatowski est sur la Pleisse de Connewitz à Dölitz, Victor à Probstheida, Lauriston à Stötteritz, Macdonald à Holzhausen, Reynier à Paunsdorf, Souham à Schönefeld, Marmont à Gohlis, Bertrand à Lindenau, la Garde et Murat au moulin à tabac ; l'armée de Bohême monte de Wachau, Bennigsen de Baalsdorf, Bernadotte de Taucha — les Suédois au vingtième tour —, Blücher de Möckern et Wiederitzsch, Gyulai sur Lindenau. Soixante tours de dix minutes, de huit heures à dix-huit heures ; la victoire se mesure en points : mineure à partir de 30, majeure à partir de 60, décisive à partir de 100.
Texte inspiré de l'article Bataille de Leipzig de Wikipédia.