La Table des Batailles Wargames hex & counter dans votre navigateur

Guerres napoléoniennes

Leipzig — 19 octobre

Date
19 octobre 1813
Lieu
Leipzig, Saxe
Belligérants
Empire français vs coalition

Le 19 octobre 1813, dernier jour de la bataille des Nations, l'arrière-garde française défend les faubourgs de Leipzig pendant que l'armée défile sur l'unique chaussée de Lindenau ; l'explosion prématurée du pont de l'Elster abandonne vingt mille hommes et Poniatowski dans la ville.

L'explosion du pont de l'Elster, le 19 octobre 1813, sous les yeux des troupes restées dans Leipzig.

Contexte

Le 18 au soir, la ligne des villages a tenu, mais Napoléon n'a plus ni munitions ni espoir de vaincre : il ordonne la retraite par Leipzig et la chaussée de Lindenau, seule route à travers les bras marécageux de l'Elster. Toute la nuit, la Garde, la cavalerie, les corps de Victor et de Souham, les parcs et les bagages défilent par la ville. Au matin, les corps de Poniatowski, Macdonald, Lauriston, Reynier et Marmont tiennent encore les faubourgs, et Napoléon quitte la ville vers dix heures.

Les forces en présence

  • Empire français et alliés : l'arrière-garde, environ 30 000 hommes dans les faubourgs — les Polonais de Poniatowski, fait maréchal la veille, au sud, Macdonald à la porte de Grimma, Lauriston à Reudnitz, les restes du corps de Reynier à la porte de Halle, Marmont dans le Rosental — et Bertrand à Lindenau, tenant la chaussée contre Gyulai.
  • Coalition : environ 150 000 hommes engagés sur la ville — Sacken et Langeron par le nord, Bülow, Winzingerode et les Suédois par le nord-est, Bennigsen par l'est, l'armée de Bohême par le sud, Gyulai sur Lindenau.

Le champ de bataille

Leipzig, ses remparts démantelés, ses jardins et ses faubourgs — Grimma à l'est, Halle au nord, le faubourg des Moulins au sud —, la Pleisse et l'Elster qui l'entourent à l'ouest de leurs bras et de leurs prairies, et la chaussée de Lindenau, deux kilomètres de digue et de ponts jusqu'à la rive ferme.

Déroulement

L'assaut des faubourgs

Vers sept heures, les Alliés attaquent de tous côtés ; les parlementaires envoyés par le roi de Saxe, resté dans la ville, ne sont pas écoutés. Les Prussiens de Bülow et les Russes de Langeron forcent le faubourg de Grimma et la porte de Halle vers dix heures ; Sacken se bat dans le Rosental ; les Polonais et Macdonald reculent pas à pas de rue en rue vers les ponts de la Pleisse.

Le pont de l'Elster

Vers treize heures, le pont de l'Elster, miné pour être détruit derrière les derniers défenseurs, saute sur l'ordre affolé d'un caporal du génie, alors que des milliers d'hommes sont encore dans la ville. Macdonald traverse la rivière à la nage ; Poniatowski, blessé, s'y noie. Lauriston, Reynier et vingt mille hommes sont faits prisonniers ; les Alliés entrent dans Leipzig avec les souverains.

Bilan et conséquences

En quatre jours, la Grande Armée a perdu près de 70 000 hommes, dont 30 000 prisonniers, et trois cents canons ; les Alliés environ 54 000. La Confédération du Rhin se dissout, la Bavière et le Wurtemberg passent à la coalition, et l'armée, après avoir forcé le passage à Hanau, repasse le Rhin : la campagne de France commence.

Le scénario

Le champ de bataille est relevé sur la carte de Zbynio Olszewski, « Battle of Leipzig 1813, Day One, Deployment of Troops » (napoleonistyka), vérifiée sur la feuille 2 de l'atlas de A. K. Johnston (Blackwood, Édimbourg, 1848) autour de la ville, que l'éditeur pose sous le plateau : une carte de 63 hexagones sur 90, un hexagone pour 300 mètres de terrain — un régiment ou une division par hexagone —, de Lützschena et Schönau à Borsdorf et Fuchshain, de Breitenfeld à Gross-Deuben et Rödgen — la ville et ses soixante-dix villages, l'Elster, la Pleisse et la Parthe et leurs ponts, les bois de l'Elster, de Wahren et de l'Université. Soixante-dix-sept unités françaises et alliées contre deux cent dix-neuf coalisées — l'ordre de bataille de la feuille OOB, sans les corps déjà passés sur l'autre rive, les corps coalisés donnés en bloc partagés en divisions : à sept heures, Poniatowski tient le faubourg du sud, Macdonald la porte de Grimma, Lauriston Reudnitz, Reynier la porte de Halle, Marmont le Rosental, Bertrand Lindenau ; Sacken et Langeron attaquent par le nord, Bülow, Winzingerode et les Suédois par le nord-est, Bennigsen par Reudnitz, l'armée de Bohême par Probstheida et Connewitz, Gyulai sur Lindenau. Trente-six tours de dix minutes, de sept heures à treize heures, l'heure du pont de l'Elster ; la victoire se mesure en points : mineure à partir de 20, majeure à partir de 40, décisive à partir de 60.

Texte inspiré de l'article Bataille de Leipzig de Wikipédia.

Jouer cette bataille