Seconde Guerre mondiale
Koursk
- Date
- 12 juillet 1943
- Lieu
- Prokhorovka, oblast de Belgorod
- Belligérants
- Wehrmacht vs Armée rouge
12 juillet 1943, au sud du saillant de Koursk. Un groupement blindé allemand sort de la steppe pour forcer la dernière ceinture soviétique devant Prokhorovka : un sovkhoze, une cote pelée et deux lignes de tranchées tenues par l'infanterie et les canons antichars de la Garde.

Contexte
Après Stalingrad, la Wehrmacht tente une dernière offensive à l'été 1943 pour réduire le saillant que l'Armée rouge tient autour de Koursk. L'opération Citadelle, lancée le 5 juillet, attaque le saillant par le nord et par le sud. Au sud, la 4e armée blindée de Hoth progresse plus vite que prévu ; le 12 juillet, elle se heurte devant Prokhorovka à la 5e armée blindée de la Garde de Rotmistrov, dans l'un des plus grands affrontements de blindés de la guerre. L'attaque allemande s'épuise et Hitler l'arrête ; l'initiative passe définitivement à l'Armée rouge.
Le terrain
La steppe d'Oboïan est une plaine à blé, largement découverte, coupée de balkas — ces ravins d'érosion aux flancs broussailleux qui canalisent les chars — et de bois isolés. Une route empierrée la traverse d'ouest en est, un chemin de terre du nord au sud ; entre les deux, le sovkhoze d'Oktiabrski. Au sud-est, la cote 252,2 domine tout le champ de bataille : qui la tient voit venir.
La défense soviétique
Koursk est la bataille défensive préparée par excellence. Les Soviétiques ont creusé des ceintures successives : tranchées continues, trous individuels, emplacements de tir aménagés, canons antichars groupés en « bastions » qui se soutiennent mutuellement, le tout étagé en profondeur pour que la percée d'une ligne mène à la suivante. Les chars sont gardés en réserve pour la contre-attaque, non pour tenir la position.
Les adversaires
- Wehrmacht : un groupement blindé — dix Panzer IV à canon long, six canons d'assaut StuG III, seize groupes de Panzergrenadiere portés en Sd.Kfz. 251, des MG 42, deux mortiers de 8 cm et deux Pak 40 —, appuyé par un groupe d'artillerie de 10,5 cm.
- Armée rouge : un bataillon de fusiliers de la Garde retranché, avec des fusils antichars PTRD, des Maxim, six canons de 76 mm ZiS-3 en emplacement et deux mortiers de 82 mm ; huit T-34/76 en réserve derrière la cote, et un régiment de 122 mm en appui.
Le scénario
Une bataille de bataillon sur le moteur Tactique 44 : 34 hexagones sur 22, quatre-vingt-seize unités. L'Axe attaque d'ouest en est avec quarante-huit unités ; quarante-huit unités soviétiques tiennent quatre objectifs — le carrefour, le sovkhoze, la cote 252,2 et le hameau du nord — derrière vingt-cinq hexagones de tranchées et dix emplacements aménagés. Tirs directs, perforation, suppression, tirs d'opportunité, assauts, fumigènes, mortiers et artillerie : seize tours pour percer.
Contexte inspiré de l'article Bataille de Koursk de Wikipédia.