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Seconde Guerre mondiale

Stalingrad

Date
octobre 1942
Lieu
Quartier des usines, Stalingrad
Belligérants
Wehrmacht vs Armée rouge

Octobre 1942, quartier des usines de Stalingrad. Un groupe d'assaut allemand progresse d'un pâté de maisons à l'autre vers la Volga : il lui reste quelques centaines de mètres de ruines, un mamelon et un débarcadère à prendre à la 62e armée, qui n'a plus que le fleuve dans le dos.

Le quartier des usines de Stalingrad : les îlots éventrés, les rues pavées jonchées de gravats, les tranchées soviétiques et le débarcadère sur la Volga.

Contexte

Le 23 août 1942, la 6e armée de Paulus atteint la Volga au nord de Stalingrad ; la Luftwaffe réduit la ville en décombres le jour même. S'ensuivent trois mois de combats de rue où la ligne de front passe par des cages d'escalier. La 62e armée de Tchouïkov s'accroche à une bande de rive large de quelques centaines de mètres, ravitaillée de nuit en barques depuis l'autre bord. Les usines — Octobre Rouge, Barricades, Dzerjinski — changent de mains atelier par atelier. Le 19 novembre, l'opération Uranus referme la tenaille derrière les assiégeants.

Le terrain

Une ville morte, et c'est le pire terrain qui soit pour un attaquant : la carte est petite et dense, sol pavé d'un bord à l'autre, jonché de gravats qui coûtent cher à franchir mais abritent bien. Des îlots de bâtiments en enfilade le long de rues balayées par les mitrailleuses, un mamelon au milieu d'où l'on voit tout, et à l'est la Volga : aucune retraite possible pour le défenseur, et le débarcadère par où arrivent ses renforts.

Le combat de rue

Tchouïkov a fait de la nécessité une doctrine : « étreindre » l'ennemi, rester si près que son artillerie et son aviation ne peuvent plus tirer sans frapper les leurs. Les Soviétiques se battent par petits groupes d'assaut, occupent les caves et les étages, minent les escaliers, laissent passer les chars pour prendre l'infanterie qui suit. Les Allemands, eux, mènent l'affaire au canon d'assaut poussé au contact et au groupe de choc — ce qu'ils appelaient la Rattenkrieg, la guerre des rats.

Les adversaires

  • Wehrmacht : un groupe d'assaut — trois canons d'assaut StuG III poussés dans les rues, trois Panzer IV, vingt-quatre groupes de Panzergrenadiere, des Sd.Kfz. 251, huit MG 42, deux mortiers de 8 cm et un Pak 40 —, appuyé par un groupe d'artillerie de 15 cm.
  • Armée rouge : deux compagnies de fusiliers de la 62e armée dans les ruines — fusils antichars PTRD, cocktails Molotov pour sept groupes, Maxim en encuvement, trois canons de 76 mm ZiS-3 en tir direct, deux mortiers de 82 mm —, deux T-34/76 adossés au fleuve, et toute l'artillerie de la rive gauche en appui.

Le scénario

Une bataille de compagnie sur le moteur Tactique 44, sur la plus petite carte du catalogue et la plus serrée : 16 hexagones sur 12, quatre-vingt-dix unités. L'Axe attaque d'ouest en est avec quarante-cinq unités, son infanterie partant à couvert dans les immeubles de l'ouest ; quarante-cinq unités soviétiques tiennent quatre objectifs — les deux halles d'usine, le mamelon et surtout le débarcadère, qui vaut à lui seul douze points — derrière sept hexagones de tranchées, six caves aménagées et quatre trous individuels. Tirs directs, perforation, suppression, tirs d'opportunité, assauts, fumigènes, mortiers et artillerie : seize tours pour atteindre la Volga.

Contexte inspiré de l'article Bataille de Stalingrad de Wikipédia.

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