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Seconde Guerre mondiale

Stalingrad — Usines

Date
octobre 1942
Lieu
Usine Barricades, Stalingrad
Belligérants
Wehrmacht vs Armée rouge

Automne 1942, usine Barricades, au nord de Stalingrad. Les pionniers d'assaut de la 6e armée attaquent atelier par atelier les halles tenues par les fusiliers de la 62e armée, qui ont la Volga dans le dos.

Le quartier des usines : les halles et les silos entre les cours bétonnées, les tranchées soviétiques et la Volga.

Contexte

À la mi-octobre 1942, Paulus jette ses dernières divisions contre les trois grandes usines du nord de la ville — l'usine de tracteurs Dzerjinski, Barricades et Octobre Rouge. Les halles changent de mains mur par mur ; en novembre, la Wehrmacht fait venir par avion cinq bataillons de pionniers d'assaut, spécialistes des charges explosives, des lance-flammes et des fumigènes, pour en finir avec les dernières poches. En face, Tchouïkov a organisé ses défenseurs en petits groupes d'assaut armés de grenades et de cocktails Molotov, qui piègent les ateliers et reprennent la nuit ce qu'ils ont perdu le jour.

Le terrain

Deux complexes industriels en ruine, l'un contre l'autre au bord de la Volga : au nord, presque entier, quatre halles en croix autour d'un hall central, des ateliers, des cuves et des réservoirs, deux parcs à charbon avec leurs grues, des voies ferrées et des cours encombrées de caisses ; au sud, le second, dont seule la bordure nord entre dans la carte. Larges de dix-sept hexagones, éventrés par les bombardements, leurs murs abritent encore bien ; autour, les cours bétonnées des usines. À l'ouest, de l'autre côté d'un boulevard, s'étend un faubourg de pavillons et de quelques immeubles, entre jardins et bouquets d'arbres : les Allemands y sont retranchés, et des groupes soviétiques tiennent encore les maisons de la lisière. À l'est, la Volga, par où arrivent les renforts soviétiques.

Les adversaires

  • Wehrmacht : six groupes de pionniers d'assaut (grenades fumigènes, charges explosives et lance-flammes), dix groupes de Panzergrenadiere, trois MG 42, deux mortiers de 8 cm, deux canons d'assaut StuG III et un Panzer IV, appuyés par un groupe d'artillerie de 15 cm.
  • Armée rouge : dix-huit groupes de fusiliers, dont six munis de cocktails Molotov, deux groupes armés de fusils antichars PTRD, quatre Maxim, un canon de 76 mm ZiS-3, deux mortiers de 82 mm et un T-34/76, avec l'artillerie de la rive gauche.

Le scénario

Une bataille de compagnie sur le moteur Tactique 44, sur une carte de 32 hexagones sur 24 : vingt-sept unités allemandes, l'infanterie à l'abri dans les maisons du faubourg, attaquent d'ouest en est trente et une unités soviétiques retranchées dans les halles, derrière dix-huit positions d'appui aménagées dans les bâtiments et les cours : chaque objectif, chaque mitrailleuse, chaque fusil antichar et le canon en ont une. Cinq objectifs à prendre — le hall central, qui vaut à lui seul trente points, les halles du nord-ouest, du nord-est et du sud-est, et les réservoirs au bord de la Volga ; les tenir compte plus que les pertes infligées, comme pour les défenseurs de l'usine, qui ont perdu bien plus d'hommes que l'assaillant sans céder. Les armes spéciales comptent : le lance-flammes brûle les défenseurs que leurs murs ne protègent plus, les grenades fumigènes masquent la traversée des cours, les cocktails Molotov des fusiliers soviétiques guettent les blindés qui viennent au contact. Seize tours.

Contexte inspiré de l'article Bataille de Stalingrad de Wikipédia.

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